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Canadian Society for Eighteenth-Century Studies
SCEDHS. Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle |
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L'éloquence du corps dans les romans et récits des XVIIe et XVIIIe siècles
Dans le cadre de ce colloque, nous nous intéresserons aux messages non verbaux véhiculés par les représentations du corps inscrites dans des narrations reflétant un état de société antérieur ou étranger à celui qui nous est familier. Le défi consiste à entrecroiser les regards que peuvent jeter sur de tels textes l'anthropologie, la sociologie, la psychologie, la rhétorique ou la sémiotique pour mieux comprendre les enjeux d'une poétique dont les lieux nous sont connus. Ces lieux sont le portrait, le tableau et la scène. Ils rendent les signes corporo-visuels, dont sont constitués les messages non verbaux qui nous intéressent, par le truchement de figures de la description ou de la dramatisation. Ces dernières peuvent d'ailleurs également inclure une abondance de signes voco-acoustiques marquant l'éloquence du corps. Que pouvons-nous apprendre aujourd'hui en analysant ces images qui affleurent dans les récits d'une autre époque ?
Pour faciliter le dialogue entre les participants du colloque nous vous faisons part de notre hypothèse de travail qui, sans être contraignante, pourra alimenter votre réflexion. Divers indices objectifs permettent d'identifier les trois figures fondamentales de la représentation du corps que sont le portrait, le tableau et la scène. Si l'on distingue, par exemple, trois modalités de signes corporo-visuels : les signes statiques (race, stature, physionomie, vêtement), les signes cinétiques lents (posture, mine, distance interpersonnelle, réflexe) et les signes cinétiques rapides (jeu des regards, jeu des mimiques, geste, action) et que l'on attribue à ces signes généralement trois fonctions : la caractérisation des personnages, la révélation des relations affectives et la spécification des rapports sociaux, on voit que c'est l'accumulation des signes statiques ayant pour fonction de caractériser le personnage qui fait portrait, tandis que l'accumulation des signes cinétiques lents comme révélateurs des relations affectives fait tableau et que l'accumulation des signes cinétiques rapides fait scène. Voilà, entre autres, sur quoi pourront s'appuyer nos discussions sur le corps et ses messages dans les textes narratifs des XVIIe et XVIIIe siècles.
Pour préparer le programme de notre journée de colloque nous attendons pour le 30 novembre 1997 vos propositions de communication présentées en un résumé succinct (pas plus de 20 lignes).
Nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer qu'un choix des communications prononcées lors de cette rencontre sera publié en septembre 1998 dans le numéro 60 de la revue Tangence. Pour faciliter votre travail, nous vous adressons dès à présent le protocole de rédaction. Le texte définitif des articles (environ 20 pages) devra nous parvenir pour le 1er juin 1998.
Monique Moser-Verrey et Éric Van der Schueren
Département des littératures
Université Laval
Québec (Québec)
Canada G1K 7P4
Téléphone : (418) 656-3151
Télécopieur : (418) 656-2991
Courriel : Monique.Moser-Verrey@lit.ulaval.ca
ou Eric.Van-der-Schueren@lit.ulaval.ca
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